Le vrai problème de l'obésité

Publié le 25/06/2016 | Nb Visites : 4850

Enfin, un médecin a cerné le vrai problème de l'obésité. Dire qu'il l'a résolu complètement serait peut-être prématuré. Mais déjà, le mys­tère de cette tare qui fait souffrir tant d'obèses s'estompe peu à peu car le docteur J. Moron (1), après bien des recherches, en a percé les véritables causes. On n'est pas obèse parce qu'on mange trop. On le savait déjà mais l'on se deman­dait pourquoi ; les gros mangeurs ne sont qu'une mince proportion des obèses. L'obèse est obèse car ses mécanismes d'assimilation et de combustion sont perturbés. Et pourquoi et comment le sont-ils ? Là, bien sûr, siège le plus difficile de la question.
Que Jacques Moron ait eu le très grand mérite d'établir avec certi­tude que les obèses ont « des per­turbations combustives » indépendamment des régimes quantitatifs adoptés, est un fait qui doit mar­quer la thérapeutique et le monde médical. De fait il est désormais possible d'activer les combustions sans troubles, de pallier l'engorge­ment graisseux, de ré-harmoniser ou de refaçonner esthétiquement l'être devenu difforme par l'engrais­sement démesuré. Et ce, sans tenir compte de ce qu'il appelle « les régimes Buchenvaldiens ». Maints obèses le sont devenus sans man­ger plus que d'ordinaire. Ce n'est donc pas une question de nourri­ture, quantitativement s'entend.
Pourquoi et comment un obèse est-il obèse ? Dans tout problème humain, il faut toujours s'efforcer de saisir la cause commune fondamentale à travers toutes les causes apparentes. Ainsi, une fois éliminée l'obésité alimentaire, pour J. Moron la moins intéressante, l'on se trouve devant les obésités « combustives ». Ce sont donc celles qui sont liées à une panne de la mécanique fonc­tionnelle.
Le sujet, qu'il mange ou qu'il jeûne, grossit, grossit encore, gros­sit toujours, « quelque chose » fait que la graisse s'accumule en des endroits particuliers, en rap­port d'ailleurs avec la cause de l'engraissement. Parmi ces obésités combustives, il y a l'obésité héré­ditaire, l'obésité prédiabétique, l'obésité nerveuse, l'obésité de sédentarité, l'obésité circulatoire, etc.
Mais peut-il vraiment y avoir une cause différente pour chacune de ces obésités ? Non, car cela vou­drait dire qu'il y a autant de fonctionnements physiologiques d'obé­sité qu'il y a de formes d'obésités. Or, ce n'est pas possible. Il faut donc s'entendre sur la notion de cause. « L'obésité combustive » a plusieurs sources mais c'est tou­jours le même résultat : l'obésité. Celle-ci répond par conséquent à une panne fonctionnelle unique : Mauvaise combustion due à des glandes perturbées.
L'obésité héréditaire prédiabéti­que implique un terrain favorable mais il s'agit toujours d'un trouble combustif. L'« obésité de sédentarité » provient d'un manque d'exer­cice surtout après une vie active, mais n'est-ce pas toujours le même trouble combustif ? L'obésité nerveuse, celle qui survient après de grandes émotions ou des préoccu­pations, est bien aussi un trouble combustif. C'est ici que les fonc­tionnements glandulaires doivent être nécessairement invoqués. Ils sont les vrais responsables de l'obésité quel que soit son facteur déclenchant.
La médecine officielle utilise l'ex­trait thyroïdien pour comburer l'excédent graisseux. Elle met un doigt sur le problème et laisse faire : procédé dangereux et sou­vent désastreux, car si la thyroïde est presque toujours responsable de l'obésité, elle ne l'est qu'en sy­nergie avec les autres glandes dont il faut assurer l'équilibre par rap­port à la thyroïde. L'obésité est à-coup sûr un dérèglement endocri­nien puisque la moindre cellule fonctionne avec les apports hor­monaux des différentes glandes. D'autre part, nous savons avec Gau­tier que les émotions et les préoccupations persistantes perturbent grandement l'équilibre glandulaire et la thyroïde en particulier. Cer­taines obésités surviennent en effet après de tels facteurs psychosomatiques. Ce sont bien les glandes qui sont atteintes dans ce cas. Gautier distingue les obésités par hyper-fonctionnement et celles par hypo-fonctionnement. Les premières pro­viennent en particulier de la sur­rénale, de l'hypophyse, du foie et d'une thyroïde « qui aide gaillar­dement aux divers métabolismes ». Dans les secondes toutes les glan­des peuvent être coupables ou seu­lement l'une d'entre elles plus spé­cialement (2). Par conséquent, vaincre l'obésité passe par un réta­blissement de la combustion qui ne se produit que par une restau­ration de l'équilibre glandulaire. Jacques Moron y parvient avec bonheur en utilisant l'aromathérapie, la phytothérapie, l'organothérapie et un régime sélectif, quali­tatif. Gautier la réalisait déjà avec son équilibration glandulaire (3).
Il est évidemment plus délicat de saisir les modalités fonction­nelles et glandulaires de chaque obésité particulière. Cela ressortit au domaine du clinicien ou du thérapeute. Par exemple, quels sont les mécanismes glandulaires de l'obésité circulatoire ? Quoi qu'il en soit, malgré un traitement plus ponctuel à l'endroit de la circula­tion des jambes par exemple, l'équilibration glandulaire rétablira d'elle-même les processus perturbés qui ont conduit à l'obésité.
Reste la question alimentaire. Jacques moron l'a négligée dans son livre La clef du poids car elle ne présente pas de problème mé­dical particulier. Son argument sous-entendu est : « Ne vous goin­frez pas et vous maigrirez. » M. Mi­chel Remy, dans un précédent ar­ticle, a reconnu que « Moron a vu le problème » et il cite : « ... Pour­quoi l'obésité ? Parce que l'obèse brûle mal ce qu'il mange, n'est que l'amorce d'une réponse. Pourquoi les uns brûlent-ils bien et les au­tres non ? » (p. 92).
Il est évident que si l'obésité ne se produit que par le truchement des glandes endocrines, ces mêmes glandes ont pu se déséquilibrer et perdre leur vitalité par des caren­ces alimentaires ou des intoxica­tions diverses dues à l'alimentation. C'est la raison pour laquelle l'Alimentation Saine préconisée par « La Vie Claire » est une alimentation anti-obèse. Les déséquilibres glan­dulaires n'ont pas prise chez un sujet qui se nourrit « sainement », sans carence ni toxique. Chaque glande y trouve les oligo-éléments dont elle a besoin pour fonction­ner et maintenir son équilibre fonc­tionnel par rapport à l'ensemble (4).
Il faut même penser que l'obé­sité nerveuse, celle qui survient après des troubles émotionnels, est déjà préparée par une alimentation plus ou moins carencée et toxique dont l'équilibre glandulaire a fait les frais au cours des années. Nous sommes ce que nous mangeons car notre équilibre endocrinien est lui-même fonction de l'alimentation.
Jacques Moron, comme le dit M. Michel Remy n'a peut-être pas vu le problème de l'obésité sous l'angle de l'alimentation anticaren­ces, mais il l'a en tout cas prodi­gieusement avancé.

Jean du CHAZAUD La vie claire Novembre 1978

  1. La clef du Poids (Laffont), en vente à La Vie Claire.
  2. Les Glandes, beauté et charme de la femme (C.E.V.I.C.).
  3. L'enfant, ce glandulaire inconnu (en vente à La Vie Claire) ; Dernières et nouvelles connaissances sur l'homme(C.E.V.I.C.).
  4. Voir Tu vivras cent ans, H.-Ch. Geffroy (C.E.V.I.C.).